vendredi 8 août 2014

Sophie Narsès - Photographie



Pouvez-vous vous présenter ?

La prairie de Laine

 Bonjour à tous, je m’appelle Sophie, j’ai 23 ans. J’ai la chance de vivre depuis toujours dans les Alpes, et suis profondément imprégnée de nature. Je suis photographe autodidacte et suis professionnelle depuis 2 ans. J’ai fait des études en vidéo, et me lancerai plus précisément dans cet art quand je pourrai d’avantage investir dans du matériel. Je travaille avec un Canon 5D mk II et parfois mk III . 

Qu'est ce qui a éveillé en vous l'intérêt pour la photographie ? 

Mon père, grand passionné et amateur confirmé de photo argentique puis numérique m’a photographiée depuis mon plus jeune âge. C’est à l’adolescence que je décide de lui emprunter son matériel. A l’époque n’ayant pas le permis de conduire et habitant en campagne, j’ai du temps pour mes errances et expériences photographiques. Parallèlement, je passe de longues heures sur photoshop et sans le savoir me forme à ce qui plus tard sera ma vie.





Comment définiriez-vous votre univers ? 


L'origine des Brumes
Je définirai mon univers comme onirique et poétique.

Ma vision de l’art photographique n’est pas purement  technique, c’est un moyen, pas une fin. Un langage. Se sentir comme en écoutant une musique ou en lisant un poème : les frissons, le cœur qui bat plus fort… Un exutoire qui me permet d’exprimer mes souffrances et mes peurs mais aussi mes envies colorées et fantastiques. Mes photographies sont à l’image de mon atmosphère intérieure, elles sont le reflet d’un constant questionnement.

J’ai fait pendant des années un travail axé sur la nature : paysages et macrophotographie. Depuis décembre dernier, je me suis lancée dans la mise en scène avec modèles. J’avais besoin d’expérimenter de nouvelles choses et de prendre du recul face à mon travail en nature.
En tous cas, mon univers reste en connexion avec les éléments de la terre et de l’imaginaire.



Comment se passent vos séances ?


Danse avec Horus
Souvent, j’imagine des scènes, via mes lectures ou pensées abstraites et je compose avec les éléments dont je dispose. Parfois je n’ai pas tous les « ingrédients » alors je passe des annonces et à force de bouche à oreilles ou de chiner dans des brocantes, je trouve mon bonheur.

Pour les modèles je sais exactement quels profils je recherche, je choisis donc par coups de cœur. Je n’ai pas d’exigences concernant l’expérience des modèles, j’aime la spontanéité des novices et l’efficacité des plus professionnelles. Cela me fait rencontrer beaucoup de personnes de la France entière qui ont des goûts et univers semblables au mien. C’est à chaque fois très enrichissant.

Concernant les tenues (à chaque fois incroyables), j’ai commencé en travaillant avec la formidable Argothe Couture plus pour rigoler qu’autre chose, puis nous sommes devenues amies et ça a pris des proportions plus sérieuses. Avec le temps, je me suis ouverte à d’autres collaborations avec des créateurs de la France entière et Belgique. J’ai la chance de manipuler des tenues de rêve, si j’avais su adolescente que je ferai ça un jour, je ne l’aurai pas cru. C’est le rêve de tellement de jeunes filles…

Pour le choix des lieux, j’ai la chance d’habiter avec mon compagnon dans un petit chalet de moyenne montagne dans les Bauges. Nous sommes entourés de prairies fleuries, monts, rivières, cascades et forêts. Un terrain de jeu en constant évolution avec les saisons et très peu fréquenté. Je passe des heures à explorer chaque coin et pousser jusqu’au bout de chemins pas toujours accessibles. Demandez à mes équipes, ils me maudissent parfois !

Enfin, pour les animaux, car c’est ce qui fait je crois ma touche en plus, ce sont des heures de recherches et de démarches. J’ai la chance de monter à cheval depuis l’âge de 4 ans, ce qui me permet d’avoir de bonnes relations avec les propriétaires et paysans du coin. Pour les bêtes un peu plus extraordinaires, cela se fait par mon réseau… Travailler avec un animal est le plus grand défi dans mes images. Ils sont si imprévisibles, il faut être très patient. Mais quel plaisir!

Bref gérer tout ça est un vrai travail, j’apprécie beaucoup l’aide de mes assistants sur les shoots.







La biche au Bois

Êtes-vous du genre à improviser ou planifiez-vous tout à l'avance ? 


Tous ceux qui ont travaillé avec moi vous le diront, j’aime les choses organisées. Je trouve qu’il est plus simple de faire un travail propre si le stress n’est pas de la partie. De plus quand on travaille sur certains shoots avec une équipe de 5-10 personnes, cela est indispensable. Quand je parle d’organisation, je parle évidement des grandes lignes, car j’aime aussi laisser une part d’improvisation et de spontanéité.









Comment choisissez-vous une photo après un shoot ? Comment décidez-vous de quelle image garder ? 


La fileuse de destin



 Le coup de cœur. Parfois je choisis des images qui surprennent par leur technique (non conventionnelle), mais qui envoutent pour leur émotion. Parfois c’est quand la modèle se recoiffe et qu’elle ne « pose » pas. Aussi parfois il y a tout qui est réuni sauf la robe qui est mal mise, ou les yeux fermés, ou l’animal qui ne regarde pas, là je suis triste ! Parfois c’est rattrapable, d’autres non.

Je sélectionne entre 7 et 10 images par série en moyenne. Il faut qu’il y ait une cohérence entre elles, un fil conducteur.

Je ne cache pas qu’il y a de la post-production sur mes images, mais cela reste dans la mesure du raisonnable (sauf une ou deux exceptions). Je cherche surtout à reproduire une ambiance, je ne rajoute pas d’éléments qui ne sont pas issus du shoot (c’est pourquoi je passe beaucoup de temps à réunir les accessoires et trouver les bons lieux.) L’exemple flagrant qui me vient à l’esprit est la photo « Enchantement » avec Mejika et le cerf. J’ai utilisé un 85mm F/1.2 pour cette image (donc beaucoup de flou.. effet non commun pour un objectif non commun) et tout le monde a cru que j’avais rajouté le cerf... J’ai le RAW à l’appui qu’il était bien réel ainsi que le backstage !





Quelles sont selon vous, les qualités d'un bon photographe ? 


Le petit Chaperon Rouge


 C’est difficile à dire. Je pense qu’avant tout un bon photographe à de la personnalité et assume ses choix photographiques. Il est patient, curieux, respectueux de son environnement, humble et surtout doit ressentir ses images avec émotion et non pas créer « à la chaine » car cela bloque l’imaginaire. Il faut se donner entièrement, on ne peut pas être faignant quand on est photographe je pense !







Quelles sont vos sources d'inspiration ? 


La Sylve d'Egeria
C’est tellement étendu… J’aime le travail d’énormément de photographes : Alexandre Deschaumes, Katerina Plotnikova, Anaïs Novembre, Julie de Waroquier, Au contraire photography, Bastien Riu, Samantha Meglioli, Raphaelle Monvoisin, Lorelyne Photographies… et ce n’en est qu’un mince exemple. Cependant mes inspirations se portent plus vers la musique (Sigur Rós, Eluveitie, Faun, Wardruna, Ludovico Einaudi, BO de films …), le cinéma/ littérature (Évidemment, je suis imprégnée de l’univers de Tolkien, un vrai magicien… J’aurai aimé vivre dans une de ses histoires) et la peinture. Voilà quelques années que je me passionne pour les univers médiévaux, celtiques et fantaisie. J’aime toute cette féérie qui s’en dégage que ce soit de la plus jolie légende à la plus sombre histoire.
Cependant, la véritable inspiration, n’est pas issue que du travail des autres mais bien d’un fort ressenti intérieur. Une communion extrême entre l’âme et les éléments. L’inspiration, c’est le vent, la terre, les senteurs, les poils qui s’irisent, la gorge nouée par la beauté… Ca ne s’explique pas… ça se vit.

L’inspiration, c’est la jeune femme qui remet sa mèche de cheveux, qui a les yeux perdu dans d’autres contrées, la couleur de sa chevelure qui luit dans la lumière, son sourire spontané au contact du ruisseau gelé…

Il faut une certaine condition mentale et des éléments pour accéder à cette dimension.  L’inspiration est si… aléatoire !

J’ai eu un moment de flottement il n’y a pas si longtemps, car j’ai voulu en faire trop « pour faire plaisir ». De plus en plus de séances sans animaux (au bout d’un moment ça s’épuise), qui m’évadaient de moins en moins, sans recherche approfondie et dans des lieux de plus en plus communs. J’ai su arrêter ça à temps je pense, car cela était en train d’empiéter sur mon travail payé et sur ma vie privée, même si cela restait des moments agréables. En ce moment, je me re-centre, j’en fais moins et je fais mieux. Maintenant, je propose également des shoots mis en scènes pour les particuliers.


Quels conseils donneriez-vous aux personnes souhaitant se lancer dans la photographie ?


Soyez vous-même. Faites ce qui VOUS plais et inspire. N’écoutez pas les critiques non constructives. Mettez-y votre cœur, votre âme. Prenez tout ce qui vient à vous, et saisissez chaque occasion de progresser. En photographie, on n’atteint jamais de niveau maximal selon moi, on peut toujours faire mieux. N’hésitez pas à passer beaucoup de temps à tester et apprendre. Avec des bases solides vous irez loin ;) ! Ne faites pas ce qui a déjà été fait, inventez votre dimension.





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The Last Road • Viaduc de Morez

Gaël Sacré - photographe



{ Pouvez-vous vous présenter ?

Muse : Flore de Corbier
Gaël Sacré, photographe. Je suis passionné de fictions, en particulier tout ce qui a attrait aux mondes imaginaires, et de musique. J’aime qu’on me conte des histoires et je dédie une partie de ma vie à en raconter aux autres à travers mes projets. Je suis également vidéaste, je suis notamment co-réalisateur de la websérie de fantasy, Avaliëa.

{ Comment en êtes-vous venus à la photographie ?
Mes premières amours étaient pour la musique, mais après le lycée et mon groupe de garage, je n’ai pas réussi à rebondir. Je me suis lancé alors dans des études de cinéma & de théâtre (Arts du Spectacle), et j’ai trouvé à cette époque là dans la photographie un bon moyen de m’exprimer simplement, d’expérimenter et de construire un chemin vers mon univers intérieur.






Muse : Camille Nadaud
{ Comment choisissez-vous vos modèles ?
Pour faire vivre mon univers, je recherche des modèles naturelles & candides. Le meilleur moyen que j’ai trouvé actuellement est via facebook qui me permet de solliciter des personnes qui n’auraient pas forcément fait la démarche de devenir modèle. Je travaille souvent avec des modèles qui posent pour la première fois.

{ Vous avez peu de photos de paysage, pourquoi ?
J’aime raconter des histoires, et pour moi les histoires se racontent avec des personnages. J’apprécie de belles photographies de paysage, mais je suis toujours bien plus touché par un regard humain. Pour autant, j’apporte beaucoup de soins à l’environnement autour de mes modèles. Comme on le voit en cinéma, le décor peut être parfois traité comme un personnage. J’aime aussi à penser que l’environnement de la photo est une bonne manière d’illustrer l’état d’esprit du personnage.





~ Offrande ~Muse : Aurélie Claerboud
{ Comment décririez-vous votre univers ?

J’ai beaucoup de mal à le décrire, car il est en perpétuelle évolution et que les termes qui me viennent sont très galvaudés. On me parle souvent de féérie, de magie et de fantasy et ça m’enchante car c’est tout ce que j’essaie de transmettre. Actuellement, mon style principal, que j’appelle « Ether » est une ébauche d’univers dans lequel des jeunes filles sont initiées à la sorcellerie à l’adolescence pour dompter les « brumes de l’éther », une entité informe qui fait naître aussi bien des rêves que des cauchemars. Ces gardiennes sont chargées de repousser les brumes qui menacent d’engloutir le monde.











{ Quelle place accordez vous au numérique et aux retouches photos ?

Muse : Tiphaine

Quand j’ai commencé la photographie, le numérique était déjà bien en place, donc je ne me suis jamais
vraiment posé la question. Pour moi, ça a toujours été un moyen de m’exprimer. En ce qui concerne les retouches, pour moi elles font parti intégrante de la création photographique, et ont d’autant plus d’importance que j’essaie de créer des atmosphères imaginaires qui seraient bien plus onéreuses ou difficiles à obtenir si je tentais de le réaliser à la prise de vue. Pour autant, j’accorde beaucoup d’importance à la qualité de l’image dès la prise de vue, et j’aimerai à l’avenir tenter de créer des effets spéciaux « réels » durant les shootings.







{ Quel a été votre meilleur souvenir en photographie ?


Muse : Samantha Meglioli
Instinctivement, je pense au premier shooting que j’ai réalisé avec Samantha Meglioli en tant que modèle, qui est également une photographe de talent. C’est un excellent souvenir car j’ai senti sur ce shooting une vraie évolution dans mon travail, ou le côté féérique et magique que je cherchais à apporter depuis plusieurs années a commencé à émerger. D’ailleurs, une des photos de ce shooting reste encore aujourd’hui une des plus appréciées.
{ Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Je puise la plupart des mes inspirations dans le cinéma et la musique. J’ai grandis avec le film Hook, passé mon adolescence avec Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux. J’ai aussi beaucoup d’affection pour le Marie-Antoinette de Sofia Coppola et les Sherlock Holmes de Guy Ritchie. En ce qui concerne la musique, comme pour beaucoup c’est très éclectique, mais pour « Ether », je peux citer comme  inspiration les Medieval Baebes, Faun, Kate Bush et Emilie Simon.






~ Hazel, princesse d'Asgalë Muse : Lisandre
{ Quels sont vos projets ?


J’en ai beaucoup ! En photographie, je travaille en parallèle sur des séries différentes, comme « Avenue de la République » qui est une série en noir & blanc urbaine, un peu vintage dans des décors hausmaniens, ou encore « Teenage Dream » qui est une série sur des adolescentes contemporaines inspirée du clip éponyme de Katy Perry.
En vidéo, j’aimerai tenter de raconter des histoires à partir de mes séries photographiques et je continue surtout de travailler avec mon ami Django Large à la réalisation de notre websérie de fantasy, Avaliëa : http://avaliea.wordpress.com/





{ Quels conseils donneriez-vous aux personnes souhaitant se lancer dans la photographie?
Ne jamais abandonner. Quand on commence une activité, c’est nouveau, c’est chouette et on apprends assez vite les bases. Mais il arrive toujours des moments où c’est particulièrement difficile, où on a l’impression de ne pas avancer, de tourner en rond et on a envie de tout arrêter. C’est précisément à ce moment là qu’il ne faut rien lâcher. Finalement, j’ai appris que même les moments de vides font parti de l’apprentissage. Parfois poser l’appareil et faire autre chose de sa vie pendant une période peut être bénéfique pour sa pratique, et revenir plus fort que jamais la tête pleine de nouvelles idées.


Shooting en duo avec Django Large Photography
Muse : Aslinn Naïta
Costume : Freyja Napellus (sous-robe) & Clément Lambert (fourrures)



Pour suivre le travail de Gaël, n'hésitez pas à suivre ces différents liens :
Sa page facebook

Son Site 
Son Flickr 
Son deviantart 
Son facebook "spécial mariage" 

mardi 3 juin 2014

Sarah M. Photographie

 


_Pouvez-vous vous présenter ? 
 
Je me nomme Sarah, j'ai 22 ans, et je suis photographe dans le sud de la France à Perpignan. Je réalise principalement des clichés à thème, en général principalement tourné vers le fantastique, la magie et les mondes imaginaires. Je réalise également des photomontages construit à partir de mes propres photos.






_Pourquoi avoir choisi la photographie comme moyen d'expression ? 
 


Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attirée par les toiles des grands peintres ou les belles images offertes par les films fantastique. Je n'ai jamais beaucoup dessiné, par contre, j'ai toujours eu un petit appareil photo dans les mains, et j'aimais l'idée de me dire que lorsque je regardais le monde à travers mon objectif, c'est un autre univers qu'il m'était offert de découvrir. Ayant été d'une grande timidité durant ma jeunesse, et de ce fait, n'ayant pas été très bavarde , prendre des photos du monde qui m'entourait me permettait de m'évader. Mon père étant aussi un amoureux de photographie, je pense que ce moyen d'expression a pu m'être fortement influencé.
J'ai d'abord commencé en prenant des photos de mon cheval qui fut une énorme source d'inspiration : j'ai toujours aimé ce sentiment de liberté, cette émotion qui ressort lorsqu'un cheval s'exprime librement, se met à galoper sans contrainte, ou exprime tout simplement ses émotions dans les gestes.. J'ai ensuite continué en réalisant des portraits de proches, puis d'inconnu.. et petit à petit je me suis surprise à mettre en scène des univers à partir des émotions qui me prenaient dans l'instant, ou pour exprimer un sentiment intense.. Et j'ai donc été amenée à de plus en plus réfléchir mes mises en scène pour en arriver à utiliser les photomontages qui sont toujours réalisé à partir de mes propres photos. La photographie est donc devenue plus qu'une passion.








_Comment décririez-vous votre univers ? 
 
.Ce n'est pas une question facile, car l'on pourrait trouver différentes définitions selon les clichés. Au début j'évoluais dans un univers assez simple et féminin, mais aujourd'hui on me dit souvent que mes photos cheminent dans un univers féérique / fantastique, ce serait donc comme ça que je le définirais, un monde un peu surnaturel et féérique qui sort de la réalité que l'on connait, et qui peut donner à rappeler les univers des contes et légendes, mais aussi des princesses.






_Qu'est ce qui fait selon vous un bon photographe ?


Je pense qu'au delà de la technique, ce qui fait un bon photographe, c'est sa sensibilité et sa capacité à transmettre des émotions à travers ses clichés.



_Qu'est ce qui fait selon vous un bon modèle ?


Je ne saurais pas vraiment dire ce qui fait un bon modèle, je travaille beaucoup au feeling et à l'inspiration, mais si je devais vraiment dire quelque chose, je pense qu'une bonne modèle est déjà quelqu'un qui reste fidèle à sa personnalité et qui arrive à transmettre une émotion à travers un simple regard, une expression ou une pose..




 



_Que souhaitez-vous transmettre à votre public ? 
 
A la base, je faisais beaucoup de photos pour moi, pour m'exprimer. Mais j'espère offrir de l'évasion, un voyage vers d'autres mondes, vers d'autres histoires bien au delà du quotidien que nous connaissons tous. J'espère pouvoir réussir à rappeler un peu les contes qui berçaient notre enfance.


Quelles sont vos sources d'inspiration ?


Les contes et légendes de notre enfance et les univers fantastique et fantasy. J'ai toujours été une grande romantique et la magie et les personnages fantastiques m'ont toujours fait rêver.










Que pensez-vous pouvoir améliorer dans votre travail ?

Tellement de choses ! Je pense que l'on a jamais fini d'apprendre, et je me dit toujours après chaque cliché qu'il faut que je fasse encore mieux la prochaine fois. Dans cette optique, je me suis lancée dans un projet 52 (une photo par semaine durant un an) afin de me lancer des "défis" en prenant des clichés que je n'avais pas forcément encore réalisé jusqu'à aujourd'hui. J'espère que cette perspective me permettra de m'améliorer, que ce soit dans la conception des idées ou dans la réalisation et la retouche des clichés eux mêmes.





_Pouvez-vous nous parler de vos projets ?


En plus de mon projet 52 dont les prochains clichés sont en cours de réflexion, j'ai un grand projet en cours de préparation pour cet été. Je n'en dirais pas plus pour le moment sur celui-ci. A côté de cela j'ai quelques séries de clichés que nous préparons depuis plusieurs mois avec quelques modèles qui revisiteront certains contes connu d'une manière très personnalisée.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes souhaitant se lancer dans la photographie ?


Osez ! Et surtout ne vous découragez pas ! C'est une aventure qui vaut la peine d'être vécue, et c'est une passion qui vous prend à coeur ! Surtout, n'imposez aucune limite à votre imagination, prenez le temps de développer votre projet, même si quelquefois l'une de vos idées vous semble étrange, elle pourra peut-être cacher une future oeuvre d'art !





N'hésitez pas à découvrir plus du petit monde onirique de Sarah sur :
Son facebook

mercredi 12 mars 2014

Nakhana-photographe

 



_ Pouvez-vous vous présenter ? 

Je m'appelle Laureline, j'aurai 21 ans dans trois jours et je suis ce qu'on appelle assez pompeusement "photographe autodidacte", ce que sont en réalité l'immense majeure partie des photographes amateurs. Je fais donc partie de cette large vague de jeunes adultes ayant un peu au hasard empoigné un appareil photo qui ne les a, dès lors, plus lâchés !







_ Depuis quand êtes vous passionnée de photographie ? Pourquoi ?

On m'a offert mon premier appareil il y a cinq ans, et j'ai immédiatement commencé à prendre en photo les jeunes filles de ma classe. Au départ, j'aimais simplement l'idée d'immortaliser cette année passée avec elles (en plus des petits bidouillages que je faisais pour moi), et puis j'avais en tête les images d'Anaïs Novembre, que je connaissais bien, et de Niiv, que j'admirais éperdument. C'est environ un an et demi plus tard que je me suis mise à élaborer des séances plus pensées, plus travaillées, sans toutefois toujours m'inscrire dans un acte véritablement "artistique". Et puis petit à petit, au fil des rencontres et des prises de vue, je me suis rendue compte que la photo avait pris une place très importante dans ma vie, que j'aimais ça, et qu'il m'était désormais plus aisé d'attraper mon appareil pour une séance improvisée que de prendre mon crayon et de dessiner (parce qu'en effet, je gribouillais avant d'appuyer sur le déclencheur).







Ce qui me plait avant tout en photographie, c'est l'imprévisible. J'aurais beau avoir tout préparé, calculé, schématisé à l'avance, je ne peux jamais savoir comment va réellement se dérouler une séance et ce qu'il va se passer entre moi et le modèle. Il m'est arrivé de penser faire le shoot de ma vie et de ne revenir qu'avec des désillusions, d'autres fois de partir pour une petite séance improvisée et de rentrer avec une de mes meilleures images. C'est parfois frustrant, mais la plupart du temps j'adore cette part laissée au Hasard.










_ Que souhaitez-vous transmettre à votre public ?

J'ai récemment fait une série "Nunca Màs", contre la loi anti-avortement  qui menaçait l'Espagne. Je pense que le message était ici limpide, et c'était la première fois que je faisais une série avec une revendication claire et militante, une série qui disait quelque chose du monde réel. Pour tout le reste (et c'est ce dans quoi je suis le plus à l'aise), il s'agit plutôt de transmettre une émotion, une idée ou un morceau de songe. Je ne fais que tenter d'illustrer les histoires fantastiques qui m'animent, et ce que je peux souhaiter de mieux c'est que les images qui en ressortent fassent naître d'autres histoires, modelées à la fantaisie et à la convenance de ceux qui regardent...







_ Comment définiriez-vous votre univers ?

Question difficile ! Je pense que Sombre convient bien, c'est le mot qui ressort le plus souvent lorsqu'on me fait des retours sur mon travail. A noter qu'à mon sens, l'Obscur n'implique pas forcément le mauvais, mais plutôt des notions de Mystère, de Secret et de Silence qui sont très chères à mon imaginaire. J'ai été (et continue d'être) également fortement influencée par différents mythes, en particuliers ceux venus des Celtes et des Nordiques, mais aussi par tout ce qui touche à la magie noire comme on peut l'imaginer dans les rites Vaudous.







_ Comment choisissez-vous une photo ? Comment fonctionnez-vous pour garder une image ? 

Ce n'est pas toujours facile, mais j'essaie de fonctionner le plus possible à l'instinct, en laissant un peu de côté les erreurs techniques (qui sont souvent légion). Une fois revenue d'une séance, je regarde plusieurs fois chacune des images en supprimant les moins réussies, et en général il finit toujours par y en avoir une ou deux qui surgissent parmi les autres et qui les surpassent clairement à mes yeux. Le choix est alors très vite fait !







_ Selon vous quelle est votre meilleur photographie ? Pourquoi celle-ci ? 

 Je pense qu'il s'agirait de The Ritual, avec Ysambre et son formidable masque. C'était un petit hasard que les flous d'arrière plan soient si beaux et le reste si net car à l'époque j'avais un vieux 50mm sans autofocus qui fatiguait et qui me jouait souvent des tours, et j'ai été véritablement surprise en rentrant chez moi et en la regardant sur grand écran. Elle représente également très bien mon univers, que ce soit au travers des os du premier plan et de l'étrangeté qui en ressort ou du cadrage penché (j'ai une réelle pathologie du cadrage penché, que je soigne tant bien que mal).






_ Lorsque vous-prenez des photos, privilégiez-vous la technique ou le ressenti ?

Comme dit plus haut, j'essaie de privilégier le ressenti. Ce serait mentir que de dire que je ne recherche pas certaines finesses techniques particulières, mais étant loin d'être une professionnelle je préfère, par goût et par capacité, me focaliser sur les émotions que transmettent les images. Et puis j'apprécie l'échange qu'il y a avec les modèles, peut-être que trop privilégier la technique tuerait un peu la spontanéité de certains moments... Je ne sais pas. Disons que le ressenti m'importe plus que la technique, mais que la technique aide parfois (peut-être même souvent) à magnifier le ressenti.

 
_ Quels conseils donneriez-vous aux personnes souhaitant se lancer dans la photographie ? 

Je ne suis pas sûre d'être extrêmement bien placée pour donner des conseils, mais je pense que s'il y a une chose d'importante, en photo comme dans la vie en général, c'est précisément et simplement de se lancer. N'ayez pas peur de rater, lancez-vous ! Il y aura des gens pour vous aider à avancer, des critiques parfois difficiles à entendre mais très constructives et des petits compliments qui illumineront des journées entières. Je pense que tant que le goût réel pour ce que vous faites est là, le reste suivra forcément :)








Pour plus de mystère, de magie et d'imaginaire, rendez-vous sur :
Le Deviantart de Nakhana
Sa page facebook

lundi 10 mars 2014

Remy Perthuisot - Photographe



-Pouvez-vous vous présenter ?

Voilà un exercice toujours un peu difficile, se présenter en quelques mots. Je fais de la photographie depuis bien longtemps maintenant (depuis les années 90) mais pas avec autant d'intensité que depuis ces dernières années – 2008 – où je suis passé professionnel. Mon plus gros cursus universitaire est un parcours d'histoire de l'art, spécialisé en art contemporain et en photographie contemporaine, preuve que l'image et l'art ont toujours été pour moi des éléments importants de ma vie. Aujourd'hui je vis de la photo, on me colle des étiquettes de portraitistes, de photographes de sports féminins et artistiques, de danse. Mais je peux répondre parfois à des commandes plus variées. Dans mes travaux personnels, je tente d'écrire des histoires avec mes images, de raconter des choses que je ressens ou que je vois. Je suis très obsédé par le fantastique et le mystique, c'est une forme de questionnement de la réalité qui pousse à s’intéresser métaphoriquement à tous les aspects de la vie, aux rapports humains, au monde, à nos états d'âmes...



- Comment en êtes-vous venu à la photographie ?

Si l'on remonte à mes tous débuts lorsque que j'étais au lycée, c'est le dessin et la peinture. Depuis tout petit j'ai toujours adoré dessiner, pour moi la photo c'était un prolongement naturel à cet idée de vouloir saisir un visage, une expression, un moment, une lumière bien plus facilement et rapidement que le dessin. Je n'avais pas d'ambition d'être professionnel, c'était – et ça reste avant tout même aujourd'hui – une passion. Je n'ai pas chercher à gagner ma vie avec cela, ce n'est qu'au hasard des rencontres, il y a relativement peu de temps (2008) qu'à l'occasion d'une travail en image avec le milieu du sport de haut niveau (l 'équipe de France de natation synchronisée en premier lieu) que mon travail fut remarqué et que les commandes se sont mises à affluer.




_ Privilégiez-vous la technique ou le ressenti ? Pourquoi ?

Ça c'est une question qu'on ne se pose pas assez souvent à mon sens en photographie, le ressenti – et c'est mon avis personnelle – est bien plus important que toute technique MAIS – et j'insiste que c'est un GROS « mais » car sans technique on est incapable parfois de gérer au mieux la manière dont on va exprimer ce ressenti. Il est donc important d'avoir un minimum de technique. L'émotion par contre c'est l'essence même du travail, la photographie est un art d'expression, on donne à voir quelque chose qui a été un instant devant nous, cette chose nous a plus ou moins marqué et on a choisit de la retranscrire de telle ou telle manière. Toute photographie ne doit pas forcément avoir un message à délivrer, mais elle doit au moins avoir un sens qui bien souvent passe par un ressenti. Moi, je raconte des histoires, dans des histoires on passe par une multitude de ressentis, je vais donc privilégier cet aspect là.



 _ Quellzs sont les qualités d'un bon photographe selon vous ?

A cette question je réponds souvent ces trois choses : La curiosité, la sensibilité la modestie.

_ Quelles sont vos sources d'inspiration ?

Elles sont multiples, la musique, le cinéma, la littérature, la poésie, d'autres images, mes rêves, les discussions avec mes amies (je mets un « e » car je suis souvent plus inspiré par mon entourage féminin et notamment les jeunes filles qui travaillent avec moi).




 


_ Selon vous, qu'est ce que vous pourriez améliorer dans votre travail ? 

Énormément de choses ! Je suis un perpétuel insatisfait, j'ai l'impression de manquer de technique, de profondeur, je manque de temps pour vraiment développer de vrais projets narratifs plus complet. Je suis peut être trop perfectionniste, je suis très content de voir que mon travail peut plaire comme ça, mais j'ai l'impression – et tant mieux – que je dois essayer de faire encore mieux !







_ Qu'est ce qui fait selon vous un bon modèle ? Comment les choisissez-vous ?

Je ne saurai pas vraiment dire ce qui fait un bon modèle. Je travaille  assez à part de ce que côté, comme pour beaucoup ça part souvent d'un coup de cœur visuelle, soit par rencontre, soit dans les amies de mes amies, soit maintenant via les demandes que je reçois sur les réseaux sociaux (mais je reçois tellement de demandes via ce biais que ça en fait presque peur et je ne peux vraiment pas répondre à tout le monde). Si je ne suis pas inspiré par mes modèles j'aurai du mal à les mettre en scène, et ensuite ça se prolonge assez souvent en un belle histoire d'amitié. Je travaille en général sur le long terme, mes modèles revienne plusieurs fois, participent aux projets, certaines depuis plusieurs années maintenant, ça créé des liens forts et très agréables. J'aime beaucoup les gens sensibles, créatifs eux aussi, ouvert et passionnés d'art, un peu rêveur et un goût pour le fantastique et le mystique comme moi.







_ Comment se passent vos séances ? Êtes vous du genre à improviser ou planifiez-vous à l'avance ?


Les deux, je prépare de plus en plus pour certains projets narratifs où je voudrai illustrer des légendes, des histoires imaginées, mais je laisse toujours une part non négligeable à l'improvisation, c'est plaisant. En général les séances sont prévues autour d'une certaine thématique ou dans le prolongement d'un thème, le lieu et les accessoires repéré à l'avance. C'est très souvent des bons moments, tout en fous rires, moments de partage, confidence, discussions et expérimentations.






 
_ Pouvez-vous nous parler de vos projets ?


 J'ai dans l'idée de mettre en scène au moins deux grandes histoires cette années, des sortes de romans photos fantastique, l'un des deux est bien avancé, l'histoire écrite depuis un certain temps, le deuxième est en préparation. Ça parlera de créature magique, de fantastique, de sorcellerie et ça sera assez lié au temps présent malgré tout. J'espère mélanger les médiums dans ces projets, aussi bien la photo, que la vidéos, l'écriture, le dessin même peut être...







_ Quels conseils donneriez-vous aux personnes souhaitant se lancer dans la photographie ?

Ne pas avoir peur de se lancer dans ses projets, d'y investir du temps du travail, et être patient, rester ouvert et curieux. Si c'est pour en vivre malheureusement il faut bien prendre conscience que c'est loin d'être simple, qu'il faut – comme tout corps de métier – passer du temps à développer un réseau, un savoir faire, une ouverture et une identité visuelle avant vraiment de pouvoir en vivre.

Un grand merci pour cette interview, et un grand bravo pour la qualité du site ! C'est une mine fantastique – dans tous les sens du terme – d'inspiration !




Encore de nombreuses photos à découvrir de ce riche univers (et en bien meilleur qualité) sur :
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mercredi 5 mars 2014

Antoine Guilloppé - Illustrateur

_ Pouvez-vous vous présenter ?

Antoine Guilloppé, auteur et dessinateur de livres à destination de la jeunesse depuis 15 ans.

_ Pourquoi avoir choisi l'illustration jeunesse ? Qu'est ce qui a orienté ce choix ?

Après ma deuxième troisième je suis allé dans une école de graphisme pendant 3 ans, celle-ci m'a formé à la précision du trait, à l'amour du trait.
Ensuite, je suis allé 4 ans à l'école Émile Cohl de Lyon, là, j'ai appris le dessin plus académique.
Des heures et des heures à dessiner des corps, des visages, des objets avec toutes sortes de techniques
C'était très formateur sur ce point.
En entrant dans une école d'art, je voulais faire de la BD mais j'ai découvert l'illustration jeunesse qui m'a fasciné par sa diversité.
N'ayant certainement pas les compétences pour écrire seul un scénario de BD je me suis découvert une plume d'auteur pour raconter mes propres histoires au format de l'album jeunesse.
J'ai aimé cette idée de parler au lecteur novice. Les enfants ont la chance aujourd'hui de lire les images très tôt, ce qui m'a stimulé pour leur ouvrir un imaginaire où l'image serait faite de plongée, contre-plongée, gros plans, plans éloignés. C'est une vision un peu cinématographique mais l'objet livre permet d'avoir son propre rythme de lecture, sa musique intérieure.
J'essaie de faire appel à ces sens quand je crée un album.


_ Vos illustrations sont plutôt particulière, vous jouez énormément avec les contrastes, comment travaillez-vous ?

J'ai commencé mon travail d'ombres chinoises sur les couvertures de la collection Romans chez les éditons Thierry Magnier. Nous avions décidé de ne pratiquement jamais montrer le visage des protagonistes et comme il est délicat de ne réaliser des couvertures qu'avec des paysages ou des décors. J'ai souvent eu recours au travail de l'ombre. J'aimais bien l'idée de laisser au lecteur le choix des traits du visage des héros. L'imaginaire du lecteur est sollicité.J'aime ces contrastes forts, je n'y peux rien. J'ai travaillé longtemps à l'encre de Chine.Aujourd'hui je travaille au trait et je scanne mon dessin pour le noircir avec l'aide de l'ordinateur. J'y ai trouvé un confort de travail.J'aime le noir et blanc et je veux que les enfants sortent de ce qu'ils ont l'habitude de voir en littérature jeunesse.  Qu'ils soient surpris !




_ Si vous ne deviez retenir qu'une seule illustration de l'ensemble de votre travail, laquelle serait-ce ? Pourquoi ?

Question difficile! Peut-être une image issue du livre "Loup noir".
Elle regroupe deux idées qui me tiennent à cœur.
Le travail du mouvement (pour moi c'est un véritable travelling) et l'idée du travail de découpes (même si cette image ne l'est pas dans le livre, c'est elle qui a donné naissance, en 2003, à cette idée).



_ Vous utilisez un remarquable travail de découpe, comment cette idée vous est-elle venue ?
Comment l'avez-vous réalisé techniquement ?

Depuis 2003, je travaille les arbres à l'encre de Chine de cette manière.
En réalisant les illustrations de l'album "Loup noir" (éd. Casterman) j'avais déjà en tête l'espoir, qu'un jour, il soit possible de découper tous les espaces entre les branches. Mais comme j'étais concentré sur ma narration et mon dessin j'ai laissé de côté cette idée.
Par la suite j'ai continué à dessiner de cette manière la forêt, les branches et c'est en discutant, en 2009, avec la directrice éditoriale des éditions Gautier-Languereau que je lui ai fait part de cette vieille idée de découpes, que je voyais ailleurs mais pas avec la précision qui caractérise "Pleine lune". En lui montrant les dessins d'"Akiko la courageuse", elle m'a dit connaître un imprimeur qui, peut-être, pourrait arriver à cette précision. Elle a relevé le challenge, fait faire un essai sur un dessin. Le résultat était tellement bluffant que nous avons tout de suite décidé de réaliser un album ensemble. La découpe est faite au laser, il suit le contour de la forme à évider.

C'est à l'audace de Brigitte Leblanc et à ce nouveau laser que je dois la naissance de "Pleine lune".
Comme quoi, il faut toujours s'accrocher à ses rêves de créateur! Le jeu avec la lumière a été aussi formidable car quand le lecteur tourne la page, et suivant l'éclairage, il peut voir bouger les ombres portées sur la page du dessous. Je peux ajouter que "Plein soleil" suit le même parcours et bénéficie de l'expérience "Pleine lune". En feuilletant celui-ci j'ai tout de suite vu ce que j'aurais pu ajouter et quelles étaient les possibilités de cette mise en scène de papier. Une fois encore l'éditrice a été enthousiaste et m'a donné carte blanche. C'est un grand privilège d'avoir autant de liberté éditoriale.
 

_ Certains de vos livres se passent au japon ou en Afrique, qu'éveillent ses endroits pour vous ? Les avez-vous visiter ? 

Malheureusement non mais heureusement l'imagination permet de fantasmer des lieux ou bien des situations. C'est le propre de la création. Mais je voyage beaucoup pour m'inspirer mais je n'ai pas eu l'occasion d'aller dans ces pays.
Ces deux lieu sont très inspirants en terme de dessin. J'ai toujours aimé les estampes japonaises et l'Afrique, mon père y est né. C'est un continent qui me parle. Qui m'a toujours inspiré.

_ Quelles sont vos sources d'inspirations ? 

Mes principales influences ont été cinématographiques, le cinéma de Sergio Leone par exemple ou encore celui de Brian de Palma mais la liste est longue. En BD, Franquin, Hermann ou encore Frank Miller ont été décisifs par leur manière de cadrer une image de donner du sens à un dessin. Ils ont catégoriquement changé ma façon de voir mon travail mais je n'ai aucun souvenirs d'illustrateurs pour la jeunesse.J'ai longtemps été un gros cinéphage, c'est ce qui a formé mon œil à l'image, aux cadrages. 






 

_ Si vous deviez nommer 3 artistes que vous appréciez particulièrement, lesquels serait-ce ?

Spike Lee (cinéaste), Edward Hopper (peintre), Ryuichi Sakamoto (compositeur). Mais il y en a tant d'autres!

_Pouvez-vous nous parler de vos projets ?

Mon futur projet est un album qui se déroule à New-York. J'ai eu la chance d'aller vivre un mois  dans cette ville pour y travailler mon histoire.
C'est la première fois que je vais sur le lieu de mon histoire!







 

_ Quels conseils donneriez-vous aux personnes souhaitant se lancer  dans l'illustration jeunesse ?

Accrochez-vous! Ce métier d'indépendant a beaucoup d'avantages mais il y a un revers de la médaille. 
Montrez vos travaux à des professionnels. La critique est constructive (même si elle n'est pas toujours facile à avaler!).
Lancez-vous dans l'écriture pour dessiner vos sujets de prédilection. N'hésitez-pas! Il a fallu près de 10 ans pour que mon travail soit reconnu et par le milieu de l'édition jeunesse, les libraires, les bibliothécaires et le public. C'est mon expérience.!  Il y a des illustrateurs pour qui tout a été plus rapide mais quand bien même, c'est un métier de patience.




Une Interview un peu particulière aujourd'hui, mais qui me tient beaucoup à coeur, Antoine Guilloppé étant un de mes auteurs- illustrateurs jeunesse préféré =)
N'hésitez pas à vous procurer ses albums qui sont d'une véritable richesse et tous plus beau les uns que les autres !
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